Humour noir et sourire jaune

Mardi 25 août 2009 2 25 /08 /Août /2009 16:01

Ah ben voilà, toutes les choses ont une fin (les bonnes comme les mauvaises - enfin, c'est supposé mais rarement vrai pour ces dernières...) et voici le retour des aventuriers du camping perdu...

La dernière fois que je me suis pointé sur ce blog, juste avant les vacs, je vous parlais de ma passion immodèrée et irrésistible pour le camping (hum, hum...) et surtout d'un certain nombre d'hypothèses auparavant vérifiées par mes soins pendant un paquet d'années de vie de campeur intensive...


Bon, je dois reconnaitre que :

  • j'ai échappé aux affres habituelles de l'emplacement pierreux et fourmilleux avec vue panoramique sur les chiottes,
  • j'ai pas non plus eu droit au marseillais pastisant et joueur de pétanque, le Québec c'est trop loin, il fait pas assez chaud et "bonneu mèreuuu, y z-ont un drôle d'accent 'taing cong..."
  • j'ai pas non plus eu droit au groupe de merdeux dans la vingtaine qui font la teuf la nuit longue, on étais dans des campings-nature à tendance familiale donc y'avait pas assez de jeunes minettes pour attirer une foule parasite de jeunes matous alcolos en rut...
  • j'ai quand même eu droit à la bagnole transformée en garde robe et en transport de déménageur remplie jusqu'au toit (mais j'y ai contribué vachement au retour en ramenant un max de trucs, alors je m'écrase volontiers...)
  • j'ai pas eu droit aux mômes gueulards qui se plaignent tout le long du voyage - vive le laptop branché sur l'allume cigare et loadé de films pour tenir tout le séjour :)
  • le chien n'à pas dégueulé dans le coffre,
  • ma femme s'est sentie dans l'obligation de me donner tort (sans le savoir) en ne demandant un arrêt pipi qu'apès 3 heures de route (dammit)

Ben voilà, j'ai l'air fin maintenant, heureusement que je peux me plaindre a propos :

  • du confort merveilleux du matelat gonflable partagé qui

                    + fait un bruit de pet cahoutchouteux qui résonne dans tout le camping à chaque fois que tu bouges un bras ou une jambe,

                    + qui donne l'impression à ta voisine qu'elle fait du surf en pleine tempête tropicale à chaque fois que tu te retourne,

  • de la douceur incroyable de la toile de la chambre qui recouvre ton visage toute la nuit (ben oui, tu dors au fond de la chambre et tu es sous la pente de la toile...)

Bon j'ai bien du mal à dire que j'ai souffert atrocement de mes vacances de campeur sur le retour parce que finalement c'était pas trop mal... OK OK OK, méa culpa, méa culpa...


Mais c'est pas pour autant que je vais ressortir la tente de sitôt, c'est quand même chiant à chaque fois de passer 2 plombes à installer/désinstaller le campement, d'aller aux chiottes et prendre des douches dans des baraquements communs, de faire a bouffer sur un réchaud à gaz, de passer son temps a vider l'eau de la glacière et à racheter de la glace...


Bref, rien de bien méchant mais des petits trucs chiants qui apportent rien au plaisir d'être en vacances en famille et que tu pourrais avantageusement remplacer par du temps de visite, de plage ou autre si tu avais juste à lacher tes sacs dans une chambre d'hotel...


A part ça, visions de phoques et de baleines en kayak de mer, randos géniales dans les forêts sauvages et les montagnes avec falaises plongeant dans l'océan, paysages fabuleux et baignade glagla de 30 secondes 2 ou 3 fois dans le séjour...


Bon, c'était des vacs sympas et dépaysantes, allez, c'est le temps de retourner au boulot...

Par gihem - Publié dans : Humour noir et sourire jaune - Communauté : Intime et décalé
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Vendredi 24 juillet 2009 5 24 /07 /Juil /2009 17:15

Et voilà c'est la bonne époque : le temps des vacances : ouaaiiisss, youhouhou, youpi, eureka et tutti quanti...


Après cette explosion de joie lyrique, explorons un petit peu plus en détail les raisons d'un tel bonheur inénarable...


Par le coin ou je vis, nous sommes, en ce 24 juillet, en plein coeur de l'été... hum, cela appelle quelque commentaires : qu'est ce que l'été me direz vous ?

          - la saison du beau temps : ben c'est raté il pleut a chier depuis 4 semaines déjà, ça commence mal...

          - la saison de la chaleur : encore manqué, on passe péniblement le 20 degrés, et encore, en plugant une maudite chaufferette dans le jardin...

          - la saison du boulot un peu plus cool : ouais ben là aussi je peux en remettre une couche parce que j'en ai une chiée et que je fais des horaires de ouf pour espérer pouvoir me tirer quelques jours sans revenir et faire les 3 huits pendant 2 mois pour absorber le retard...


Bon le tableau est dressé, rien ne va plus, faites vos jeux...

Devant un tel bordel, il me vient le désir tout naturel et incroyablement normal de me faire une orgie de plage, une cure de mer chaude, une thérapie de soleil et de minettes en bikinis... mais là, c'est sans compter avec le reste de la famille...


Apparement le concept que je partage largement, de passer les quelques rares jours de vacs que j'ai dans l'année à ne rien foutre, dans un hotel ou je me tape pas l'entretien et le ménage collectif, avec des restos ou j'ai pas à préparer à bouffer ou à me taper le cul par terre pour trouver un menu original n'est pas partagé par l'ensemble de la communeauté...


Et vive le concept de l'aventure ! Ouais : Super ! L'aventure pour les autres, et la merde pour moi ! Nous y voilà avec le concept adoré des mères de familles quarantenaires nostalgiques pour lesquelles la seule voie du bonheur père - fils, le sésame de l'éducation aventurière, le révélateur de la famille accomplie, c'est le Camping : Youhouhou ! Hauts les coeurs ! youkaidi youkaida ...


Qu'est ce que je vous déteste toutes avec vos concepts de scoutes frustrées en mal de toiles de tentes !!!


Faisons le point voulez-vous ? Permettez moi un instant de mettre de côté les clichés qui vous trottent dans la tête et qui représentent 100 % de votre vision très réduite du camping :

          - non le camping ce n'est pas le père et les fils assis souriants au soleil couchant autour d'un feu de camp et faisant griller des marchmallow : ça c'est kevin Costner dans une super production hollywodienne filmée sur le toit d'un building en plein coeur de los angeles et ça lui rapporte 20 millions de dollars,

          - non le camping ce n'est pas le père et les fils en train de monter la tente avec joie en riant et le tout finissant par une bagarre de seau d'eau généralisée : ça c'est la dernière pub hollywood chewingum, et le mec et les gamins dedans, et bien désolé de vous l'apprendre mais ils sont pas parents, même pas cousins lointains...


Ben non, et je suis pas non plus un vieux raleur craignos et rétrograde, parce que moi j'en ai fait du camping, de gamin à jeune adulte j'ai d'ailleurs fait que ça, partout, et je sais de quoi je parle, alors voila ce que c'est le camping :


         
- le camping, c'est quand tu te pointe et que l'emplacement idylique que tu avais réservé dans le terrain à les caratéristiques suivantes :

                    + il est situé juste à côté des chiottes : Quelle chance ! tu vas pouvoir bénéficier, cher bienheureux :

                              * de senteurs agréables et répétées, sans parler de bruitages sympatiques, incongrus et saugrenus : quelle joie !

                              * du passage continu et à toute heure de tous les autres habitants de ce charmant village de toile et de la merveilleuse musique des claquements de portes... tu vas pouvoir te faire plein d'amis.

                              * tous ces habitants d'ailleurs, vont t'aider généreusement à renforcer l'ancrage de ton habitation en se prenant les pieds à toute heure du jour et de la nuit dans les cordage de ton édifice : aaaahhhh la musique des cordes secouées, quel bonheur...

                    + ton terrain regroupe toutes les pierres du camping, une foule de pierres, c'est incroyablement fabuleux, tu vas pouvoir laisser éclater tes penchants cachés de géologue amateur, le camping mène au vrai partage authentique des passions enfermées en chacun d'entre nous...

                    + chaque espace de terre pure entre les pierres est génreusement habité par une colonie de fourmis rouges : quelle joie, tu vas pouvoir laisser éclater au grand jour tes penchants d'humaniste adorateur de la nature et partager généreusement ton habitat et ta nouriture avec ces braves petites bêtes...

          - mais c'est aussi :

                    + la pluie forte, fraiche et revigorante qui t'accueille pile juste au moment ou tu viens de dérouler la toile de tente par terre pour la monter : dame nature t'aime et elle te le prouve : bienvenue !

                    + ton voisin immédiat de droite (séparé de toi par très exactement un peu moins d'un mètre) qui ne conçoit pas de repas composé d'autre chose que de macreaux grillés au barbecue - devine le parfum...

                    + ton voisin de gauche (dont la caravane et l'auvent orientés vers ton entrée de tente sont eux aussi à moins d'un mètre) : ventripotant, marseillais et pastisant qui considère que voisin en camping veut dire amis pour la vie et qui est chez toi comme chez lui, à n'importe quelle heure du jour et de la nuit qui ne jure que par l'heure sacro-sainte de l'apéro et te faire la danse des glaçons chaque soir a partir de 17h... Et j'oublie sa femme, mère poule, qui se sent obligée d'organiser au mieux ton emploi du temps de chaque journée comme si elle était ta mère (en pire)...

                    + ton matelas qui se dégonfle en pleine nuit et tu te réveille le matin avec sur la peau le dessin incroyablement beau des pierres sortant du sol,

                    + tous tes amis moustiques qui s'invitent chez toi chaque soir avec tant de générosité, quel bonheur de :

                              * t'apercevoir que le produit de merde qui t'a coûté une fortune n'a aucun effet sur eux,

                              * constater que tu te trouves dans le seul camping canadien qui héberge des maringouins mutants d'au moins 10 cm de long (avec un bruit d'avions de chasse de la seconde guerre mondiale et un litre de sang a chaque ponction)

                              * passer tes nuits debout une sandale à la main pour essayer de trouver les trucs qui font ces sifflements irritants autour de tes oreilles

                    + la tente en face remplie de merdeux de moins de 20 ans qui foutent le bordel et se saoulent la tronche jusqu'au matin et en plus se permettent d'insulter "gentiment" tout ceux le lendemain qui se lèvent et ont une vie normale de vacanciers venus se reposer, eux...

                    + la bouteille de gaz qui te lache en plein milieu de ton repas du soir, te laissant avec la viande et les nouilles pas cuites - et tu sais quoi : t'as rien d'autre à manger, il est 22h et tout est fermé...

                    + la glacière que tu ouvres le matin et qui, à défaut d'autre chose est au moins remplie de fourmis voraces...

                    + l'orage, qui dépique ta tente en pleine nuit avec tellement d'ardeur qu'elle s'envole chez le voisin ou a minima qu'elle te tombe dessus... et tu sais quoi, ce qui est savoureux, c'est le commentaire du patron du camping le lendemain qui te dit : incroyable, on avait pas eu une tempête comme ça depuis au moins 15 ans... Hé ben quoi, elle était pressée la tempête ? 16 ans au lieu de 15 ç'aurait été trop demander ? Et je passe gentiment sur le fleuve de boue qui balaye tout l'habitacle pendant la nuit...

          - mais encore, partir en camping c'est :

                    + le coffre de la voiture rempli d'affaires qui servent à rien : 20 paires de godasses, des fringues pour 2 mois alors qu'on part que 10 jours, des glacières en maudit, des lampes, réchaux, couverts, table de camping, des sti de manteaux de rechange, des balons, des raquettes de plage, des cerf-volants, le clébard... Tellement rempli le coffre que tu te sens obligé de mettre une maudite corde entre l'essuie-glace arrière et le parechoc pour être sur qu'il va pas s'ouvrir sous la pression le long du trajet... rempli jusqu'à la glacière carrée posée par terre derrière ton siége et qui va te fusiller le dos pendant la conduite tout le long du voyage,

                    + ta femme qui te demande de s'arreter aux toilettes a peine 30 minutes après le départ : forcément, ça fait tellement longtemps qu'elle y est pas allée, elle ne peut pas se retenir...

                    + l'ensemble de la famille qui te demande de changer ton album préfèré que tu viens de selectionner sur ton ipod parcequ'ils trouvent ça à ch..r,

                    + tes momes qui vont te beugler dans les oreilles, se chamailler pendant tout le trajet et surtout te demander a chaque 10 kilomètres pendant les 3 dernières heures "quand est ce qu'on arrive ? et pis j'ai faim... et pis j'ai soif... et pis je veux mon gameboy qu'est dans le coffre... et pis j'ai envie de faire pipi..."

                    + et le chien qui va vomir dans le coffre sur tes affaires...


JE HAIS LE CAMPING !!!!!


Voilà, je pense que c'est assez précis comme description... Alors ? Toujours envie de faire du camping ?


En ce qui me concerne, je me demande finalement si je ne vais pas intriguer avec mon boss pour qu'il me supprime mes vacances pour raison de boulot....

Par gihem - Publié dans : Humour noir et sourire jaune - Communauté : Intime et décalé
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Vendredi 22 mai 2009 5 22 /05 /Mai /2009 16:14

Rien, y'a rien à faire !!! Et pourtant je m'accroche, je bouge comme un dingue, je me bride de partout mais ça marche pas !!!


Mais de quoi s'agit-il ? Et bien, avec le printemps, arrive l'éternel constat des dégats de l'hiver : le quadra, comme les ours, les écureuil, bref, comme les bestioles poilues en tout genre qui passent l'hiver dehors, et bien ce fameux quadra il engrange de l'énergie pour supporter le froid, il entasse de la réserve et il épaissit...


AAAhhhh raclettes et fondues, choucroutes et cassoulets, gibiers et viandes succulentes qui nous aident à supporter les rigueurs affreuses et dures de l'hiver... Ouais... Seulement voilà, c'est pas toujours l'hiver là (même si on est servis ici en matière d'hiver...) et il y a un moment ou revient le fameux "plus que 2 mois pour être beau en maillot" et là : Crac ! le coup de grisou, le coup de bambou, le coup du lapin... bref tout ce qu'on veut mais surtout le coup de cafard : il faut tout recommencer...

Alors ou en sommes nous :

  • - ton pèse personne déconne à plein tube : jamais au grand jamais tu ne peux avoir atteint un poids pareil, cette foutue machine est naze c'est sûr !
  • - jamais t'aurais dû passer tes fringues au sèche linge : ça rétrécit vraiment tout cette saleté et du coup tes fringues sont devenus trop petits !
  • - et puis quand tu montes 2 escaliers de suite, tu transpires comme un carré de beurre dans une poele et tu souffles comme un éléphant de mer en rut le soir de ses noces : c'est normal : les marches sont super raides et le chauffage est trop fort : pas d'affolement : assieds toi 5 minutes, ça va passer...
  • - et puis c'est pas parce que tu picoles a l'apéro tous les soirs que t'es alcoolique, c'est juste pour accompagner ton kilo de cahouettes quotidiennes...

Bon, objectivement, il est temps de réagir !!!


Le quadra se sentant naturellement talonné par le temps qui passe, et ayant toujours l'impression que tout doit être résolu dans les meilleurs délais avant d'être vraiment vieux, il se lance dans un parcours du combattant aux allures de baroud d'honneur perdu d'avance :

  • - Alcool prohibé sauf 2 fois dans le Week end au choix ( et là : tu te sens dans la peau de qui tu veux : le fumeur qui passe de 2 paquets par jour à rien du tout (et je sais de quoi je parle !) ou alors le cocainomane fauché en manque de dose...)
  • - sport à chaque midi : ton abonnement à la salle de gym tu vas le rentabiliser, t'as un paquet de mois payés pour rien à récupèrer...
  • - piscine le soir dès que tu peux : tu te glisse discretement dans les lignes d'eau du club de nage du 3eme age : personne va te doubler et les autres nageurs risquent pas de te filer de complexes sur la différence de physique...
  • - finis les sanwiches, la sauce sur la viande, le remplissage d'assiette 3 fois de suite : bonjour les salades, les fruits frais, les yahourts bio 0%...

1 mois que ça dure, que t'en bave et que t'en crache. que tu transpires et que tu courbatures au kilomètre... qu'en rentrant chaque soir tu te dépêche d'avaler cul sec une bouteille de perrier pour éviter que ce ne soit une bouteille d'apéro, que tu passe en courant sans t'arreter devant le rayon des cahouettes au Maxi pour ne pas succomber....


Mais ça marche : de toute évidence, inexorablement et très visiblement : Oui ça marche : Tu pètes la forme, tu te sens super bien, jour après jour ta silhouette s'améliore et tu commences à quitter le règne des ours poilus pour rejoindre celui des hommes... VICTOIRE !


Héla Héla... pas si vite !!! Tes joues se creusent, tes pectoraux cessent de ressembler au seins d'une femme enceinte, tu ne débordes plus sur le côté de la chaise en t'asseyant, mais là ! Oui LA ! regarde bien : il reste un truc que t'arrives pas à éliminer no matter what : Le Bourrelet Magique !


Il est là et il y reste l'affreux, il réduit mais il resiste, toujours balotant, toujours déformant au milieu de la nouvelle régularité de ta silhouette : une courbe en pleine ligne droite : dégueulasse ! Tu te regardes dans la glace et tu vois une sculture de dieu grec avec une bouée canard autour des hanches (bon d'accord oublie le dieu grec, je suis pas présomptueux à ce point !)


Alors tu t'échines et tu t'éssoufles : tu cherche des exos sur internet pour éliminer ce bandeau de graisse dure intégriste qui resiste encore et toujours à l'envahisseur, tu cours après les profs de gym pour la méthode miracle qui te sauvera (mais eux ils courent encore un peu trop vitre pour toi), tu te plonge la tête à t'en noyer dans les bouquins de diététique (est-ce vraiment bon les galettes de riz soufflé arrosées de thé vert à chque repas ?), tu fais encore plus d'exercice et de cardio : aaarrrrggg !!! il est encore là... il doit vraiment être magique !!!


Et là, un soir ou éssouflé tu te vide de ta frustration sur l'oreiller, vient l'absolution, la consolation et la solution : "C'est pas si grave et tu es de nouveau en forme(s)... et puis, il est sexy ce petit bourrelet, vient voir ici que je puisse l'examiner de plus près...  "


Aaaahhh tu te sens mieux... c'est vrai, il est vraiment magique le bourrelet...

Par gihem - Publié dans : Humour noir et sourire jaune - Communauté : Intime et décalé
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Mardi 12 mai 2009 2 12 /05 /Mai /2009 22:10


Si Léonard avait choisi un Quadra pour son homme de vitruve, ça aurait pu donner ça...

Par gihem - Publié dans : Humour noir et sourire jaune
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Lundi 11 mai 2009 1 11 /05 /Mai /2009 13:18

 

Dans ton élan pour sortir de la maison, tu passes en coup de vent devant le miroir en pieds du couloir et tu freines des quatre fers ou plutôt des 2 godasses pour reculer et admirer fièrement l’image du mâle séduisant entrevue du coin de l’œil : il faut vérifier la machine une dernière fois histoire de na pas sortir par exemple avec la braguette grande ouverte ou une tache de crème de soin sur le bout du nez….

 

Et puis après tout, comme tu n’as pas le reste de la famille sur le dos, une fois n’est pas coutume, tu te payes tranquillement une longue inspection purement et égoïstement narcissique : Merde ! Personne ne te le dit, mais toi tu le sais (même si tu es le seul) « Quel beau Mec ! »

 

Un peu moins mince que tu le voudrais (mais tu le cache à peu près bien), jean sympa tendance, pompes de cuir vernies marron pointues à la dernière mode, chemise blanche brodée par-dessus le pantalon, cheveux mi court avec pratiquement pas de blanc dedans… Waouh, je te le dis mon vieux : Tu en jette et tu ne fais pas tes quarante balais !

 

Bien, cette pure minute d’autosatisfaction écoulée, il est temps de partir à la conquête du monde…

 

Tu longes le trottoir pour rejoindre ta bagnole et tu croises une jolie minette de 18-19 ans à croquer : l’air nonchalant tu cherches à capter son regard appréciateur par-dessus tes lunettes de soleil, mais elle te regarde même pas, pire, elle ne t’as même pas vu… étrange…

 

Tu y pense encore lorsque tu rentre dans un magasin et que la toute jeune vendeuse – qui vient de lancer un « bonjour ! » souriant au jeune mec devant, te lance un « Bonjour Monsieur ! » et ça fait tilt dans ta tête : « merde ! J’ai pourtant pas l’air si vieux que ça ! »

 

Ben voilà on y est ! Tu commences à avoir tous les symptômes ! Les symptômes de quoi me demanderas-tu ? Et bien ceux du Quadra…

 

Ce sont juste des détails, mais ça ne trompe pas, et tu vas vite les reconnaître :

 

-          le coiffeur de la semaine passée : « Bon, je vais te les couper très courts sur les côté et derrière, mais je les laisse plus long au dessus, ce sera mieux ! » : il n’est pas en train de te parler de mode là ! la traduction c’est : « il t’en reste pas trop au dessus alors si tu ne veux pas avoir la calvitie en devenir aussi évidente qu’une mouche dans un bol de lait, il faut en laisser pour cacher la misère…

-          quand tu rentres quelque part, magasin ou autre, les jeunes ne te disent plus salut, mais « bonjour Monsieur » : ça, ça sent le respect dû aux aînés…

-          le test de la gent féminine :

o        tu arrives face à plusieurs femmes et/ou jeunes femmes : c’est fini le regard du genre « miam ! il est plutôt consommable celui-là… »

o        tu arrives face à plusieurs femmes et/ou jeunes femmes en même temps qu’un jeune matou : les regards qui disent « miam il est pas mal du tout celui-là » et bien, ne parie pas : tu perdrais : ils ne sont pas pour toi ! D’ailleurs tu n’existes même pas !

-          pendant un pince fesses arrosé entre collègues de boulot, c’est la claque sur le dos d’un vieux bedonnant, grisonnant et rigolard qui te lance «  tu sais mon vieux, à notre âge… » : Comment ça « à notre âge » mais non, mais non et puis quoi encore je ne suis pas si vieux que ça MÔa !

-          Et le truc qui tue : à la fin de ta visite annuelle chez ton toubib, il te raccompagne en posant gentiment la main sur ton épaule et il te lance : « Tu sais, tu es maintenant dans les âges à risques alors il faudrait faire quelques examens réguliers chaque année, la prostate par exemple… » Et voilà, t’es classé dans les prostatiques potentiels maintenant, c’est bientôt l’âge de la retraite…

 

Et ben tu vois, moi, ça me donne juste envie de :

-          m’acheter plein de fringue de minet,

-          me ruiner en crème de jour antiride,

-          me payer des implants capillaires super chers,

-          et de répondre à la vendeuse du magasin : « Houla Houla, pas de ‘Monsieur’ avec moi, je ne suis pas si vieux que ça… » 

-          Et fuck la prostate ! (mais je vais quand même prendre rendez-vous…)

Par gihem - Publié dans : Humour noir et sourire jaune
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