Partager l'article ! AAAAHHHH le joli temps des vacances...: Et voilà c'est la bonne époque : le temps des vacances : ouaaiiisss, youhouhou, youpi, eureka ...
Et voilà c'est la bonne époque : le temps des vacances : ouaaiiisss, youhouhou, youpi,
eureka et tutti quanti...
Après cette explosion de joie lyrique, explorons un petit peu plus en détail les raisons d'un tel bonheur inénarable...
Par le coin ou je vis, nous sommes, en ce 24 juillet, en plein coeur de l'été... hum, cela appelle quelque commentaires : qu'est ce que l'été me direz vous
?
- la saison du beau temps : ben c'est raté il pleut a chier depuis 4 semaines déjà, ça commence mal...
- la saison de la chaleur : encore manqué, on passe péniblement le 20 degrés, et encore, en plugant une maudite chaufferette dans le jardin...
- la saison du boulot un peu plus cool : ouais ben là aussi je peux en remettre une couche
parce que j'en ai une chiée et que je fais des horaires de ouf pour espérer pouvoir me tirer quelques jours sans revenir et faire les 3 huits pendant 2 mois pour absorber le
retard...
Bon le tableau est dressé, rien ne va plus, faites vos jeux...
Devant un tel bordel, il me vient le désir tout naturel et incroyablement normal de me faire une orgie de
plage, une cure de mer chaude, une thérapie de soleil et de minettes en bikinis... mais là, c'est sans compter avec le reste de la famille...
Apparement le concept que je partage largement, de passer les quelques rares jours de vacs que j'ai dans l'année à ne rien foutre, dans un hotel ou je me tape pas
l'entretien et le ménage collectif, avec des restos ou j'ai pas à préparer à bouffer ou à me taper le cul par terre pour trouver un menu original n'est pas partagé par l'ensemble de la
communeauté...
Et vive le concept de l'aventure ! Ouais : Super ! L'aventure pour les autres, et la merde pour moi ! Nous y voilà avec le concept adoré des mères de familles
quarantenaires nostalgiques pour lesquelles la seule voie du bonheur père - fils, le sésame de l'éducation aventurière, le révélateur de la famille accomplie, c'est le Camping : Youhouhou ! Hauts
les coeurs ! youkaidi youkaida ...
Qu'est ce que je vous déteste toutes avec vos concepts de scoutes frustrées en mal de toiles de tentes !!!
Faisons le point voulez-vous ? Permettez moi un instant de mettre de côté les clichés qui vous trottent dans la tête et qui représentent 100 % de votre vision très
réduite du camping :
- non le camping ce n'est pas le père et les fils assis souriants au soleil couchant autour d'un feu de camp et faisant griller des marchmallow : ça c'est kevin Costner dans une super production hollywodienne filmée sur le toit d'un building en plein coeur de los angeles et ça lui rapporte 20 millions de dollars,
- non le camping ce n'est pas le père et les fils en train de monter la tente avec joie en riant et le tout finissant par une bagarre de seau d'eau généralisée : ça c'est la dernière pub hollywood chewingum, et le mec et les gamins dedans, et bien désolé de vous l'apprendre mais ils sont pas parents, même pas cousins lointains...
Ben non, et je suis pas non plus un vieux raleur craignos et rétrograde, parce que moi j'en ai fait du camping, de gamin à jeune adulte j'ai d'ailleurs fait que ça,
partout, et je sais de quoi je parle, alors voila ce que c'est le camping :
- le camping, c'est quand tu te pointe et que
l'emplacement idylique que tu avais réservé dans le terrain à les caratéristiques suivantes :
+ il est situé juste à côté des chiottes : Quelle chance ! tu vas pouvoir bénéficier, cher bienheureux :
* de senteurs agréables et répétées, sans parler de bruitages sympatiques, incongrus et saugrenus : quelle joie !
* du passage continu et à toute heure de tous les autres habitants de ce charmant village de toile et de la merveilleuse musique des claquements de portes... tu vas pouvoir te faire plein d'amis.
* tous ces habitants d'ailleurs, vont t'aider généreusement à renforcer l'ancrage de ton habitation en se prenant les pieds à toute heure du jour et de la nuit dans les cordage de ton édifice : aaaahhhh la musique des cordes secouées, quel bonheur...
+ ton terrain regroupe toutes les pierres du camping, une foule de pierres, c'est incroyablement fabuleux, tu vas pouvoir laisser éclater tes penchants cachés de géologue amateur, le camping mène au vrai partage authentique des passions enfermées en chacun d'entre nous...
+ chaque espace de terre pure entre les pierres est génreusement habité par une colonie de fourmis rouges : quelle joie, tu vas pouvoir laisser éclater au grand jour tes penchants d'humaniste adorateur de la nature et partager généreusement ton habitat et ta nouriture avec ces braves petites bêtes...
- mais c'est aussi :
+ la pluie forte, fraiche et revigorante qui t'accueille pile juste au moment ou tu viens de dérouler la toile de tente par terre pour la monter : dame nature t'aime et elle te le prouve : bienvenue !
+ ton voisin immédiat de droite (séparé de toi par très exactement un peu moins d'un mètre) qui ne conçoit pas de repas composé d'autre chose que de macreaux grillés au barbecue - devine le parfum...
+ ton voisin de gauche (dont la caravane et l'auvent orientés vers ton entrée de tente sont eux aussi à moins d'un mètre) : ventripotant, marseillais et pastisant qui considère que voisin en camping veut dire amis pour la vie et qui est chez toi comme chez lui, à n'importe quelle heure du jour et de la nuit qui ne jure que par l'heure sacro-sainte de l'apéro et te faire la danse des glaçons chaque soir a partir de 17h... Et j'oublie sa femme, mère poule, qui se sent obligée d'organiser au mieux ton emploi du temps de chaque journée comme si elle était ta mère (en pire)...
+ ton matelas qui se dégonfle en pleine nuit et tu te réveille le matin avec sur la peau le dessin incroyablement beau des pierres sortant du sol,
+ tous tes amis moustiques qui s'invitent chez toi chaque soir avec tant de générosité, quel bonheur de :
* t'apercevoir que le produit de merde qui t'a coûté une fortune n'a aucun effet sur eux,
* constater que tu te trouves dans le seul camping canadien qui héberge des maringouins mutants d'au moins 10 cm de long (avec un bruit d'avions de chasse de la seconde guerre mondiale et un litre de sang a chaque ponction)
* passer tes nuits debout une sandale à la main pour essayer de trouver les trucs qui font ces sifflements irritants autour de tes oreilles
+ la tente en face remplie de merdeux de moins de 20 ans qui foutent le bordel et se saoulent la tronche jusqu'au matin et en plus se permettent d'insulter "gentiment" tout ceux le lendemain qui se lèvent et ont une vie normale de vacanciers venus se reposer, eux...
+ la bouteille de gaz qui te lache en plein milieu de ton repas du soir, te laissant avec la viande et les nouilles pas cuites - et tu sais quoi : t'as rien d'autre à manger, il est 22h et tout est fermé...
+ la glacière que tu ouvres le matin et qui, à défaut d'autre chose est au moins remplie de fourmis voraces...
+ l'orage, qui dépique ta tente en pleine nuit avec tellement d'ardeur qu'elle s'envole chez le voisin ou a minima qu'elle te tombe dessus... et tu sais quoi, ce qui est savoureux, c'est le commentaire du patron du camping le lendemain qui te dit : incroyable, on avait pas eu une tempête comme ça depuis au moins 15 ans... Hé ben quoi, elle était pressée la tempête ? 16 ans au lieu de 15 ç'aurait été trop demander ? Et je passe gentiment sur le fleuve de boue qui balaye tout l'habitacle pendant la nuit...
- mais encore, partir en camping c'est :
+ le coffre de la voiture rempli d'affaires qui servent à rien : 20 paires de godasses, des fringues pour 2 mois alors qu'on part que 10 jours, des glacières en maudit, des lampes, réchaux, couverts, table de camping, des sti de manteaux de rechange, des balons, des raquettes de plage, des cerf-volants, le clébard... Tellement rempli le coffre que tu te sens obligé de mettre une maudite corde entre l'essuie-glace arrière et le parechoc pour être sur qu'il va pas s'ouvrir sous la pression le long du trajet... rempli jusqu'à la glacière carrée posée par terre derrière ton siége et qui va te fusiller le dos pendant la conduite tout le long du voyage,
+ ta femme qui te demande de s'arreter aux toilettes a peine 30 minutes après le départ : forcément, ça fait tellement longtemps qu'elle y est pas allée, elle ne peut pas se retenir...
+ l'ensemble de la famille qui te demande de changer ton album préfèré que tu viens de selectionner sur ton ipod parcequ'ils trouvent ça à ch..r,
+ tes momes qui vont te beugler dans les oreilles, se chamailler pendant tout le trajet et surtout te demander a chaque 10 kilomètres pendant les 3 dernières heures "quand est ce qu'on arrive ? et pis j'ai faim... et pis j'ai soif... et pis je veux mon gameboy qu'est dans le coffre... et pis j'ai envie de faire pipi..."
+ et le chien qui va vomir dans le coffre sur tes affaires...
JE HAIS LE CAMPING !!!!!
Voilà, je pense que c'est assez précis comme description... Alors ? Toujours envie de faire du camping ?
En ce qui me concerne, je me demande finalement si je ne vais pas intriguer avec mon boss pour qu'il me supprime mes vacances pour raison de
boulot....